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Cette porte, actuellement à l’intérieur
de la ville du fait de l’adjonction tardive du quartier
de Sidi-Bel-Abbès, a conservé son nom dont on ne
connaît pas aujourd’hui la bonne signification.
Certains ont pensé au jeu de la
poudre, « tagzùt » en berbère ; mais
la « fantasia » n’existait pas au temps des
Almoravides, pas plus que la poudre. Par contre, c’est un
mot qui est fréquemment relevé dans la toponymie
berbère et qui indique une « dépression »,
une « vallée », selon Emile Laoust, un «
jardin » ou des « fractions de tribus ».
Il est aussi question d’un village
de ce nom dans le Kitàb at-Tas’àwouf d’Ibn
Az-zayyat. C’est peut être ce centre qui a donné
son nom à la porte de Marrakech ; à moins que ce
ne soit tout simplement la vallée du Tensift : une route
ancienne, partant de Bàb Taghzout, y mène en ligne
droite.
Elle est aussi très souvent appelée
« Bàb Sidi-bel-Abbès ». Cette porte,
se trouvant au centre de la muraille servira les échanges
entre la Zawia et la ville.
Hassan LAGHDACH
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