Ibn Abi zar’
–et Umari, 40 ans plus tard- fût le premier à
attester cette porte. Est-elle Almohade ? Nous le pensons quoique
le Bayàn laisse supposer qu’elle n’existait
pas en 1235(époque d’Arachid). Serait-elle mérinide
? Peu probable, parce que, selon les historiens, la dynastie mérinide
s’intéressa moins à Marrakech qu’à
Fès.
Cependant, un fait historique pourrait
aider à émettre une supposition sur l’origine
de l’appellation de cette porte : le souverain Almohade
contesta dans une lettre officielle adressée de sa capitale
aux habitants de Séville que « les Musulmans dans
leur ensemble ont dépassé les bornes de la tolérance
habituelle en ce qui concerne la consommation du « rubb
» (jus épaissi de raisin) que le gouvernement almohade
avait jusqu’ici permis sous forme de sirop cuit, à
l’exclusion du vin proprement dit, et l’on a profité
de cette autorisation pour se livrer à des fraudes et à
des mélanges interdites par la loi ». Evénement
notable. En effet Ya’qub al-Mansour prit en 1185 des mesures
efficaces pour interdire la consommation du vin. Il fût
le seul souverain à agir aussi sévèrement.
Aussi il semble possible de faire remonter
à son règne le nom de cette porte comme la réglementation
qu’elle sous-entend.
Hassan LAGHDACH
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